En Fait
Le 23 juin 1997, le Juge d'instruction du canton de Genève a décerné un mandat d'arrêt contre A., ressortissant grec soupçonné d'escroqueries et d'abus de confiance. A. a été arrêté à Genève le 26 juin 1997 et placé immédiatement en détention préventive.
Le 27 juin 1997, les autorités grecques ont demandé à l'Office fédéral de la police l'extradition de A., pour l'exécution de deux mandats d'arrêt décernés le 17 février 1996 et le 14 février 1997 par le Procureur auprès de la Cour d'appel du Pirée contre A. inculpé d'escroqueries. L'extradition était aussi demandée en vue de l'exécution de quinze jugements de condamnation entrés en force, portant sur une peine totale de vingt-six ans de réclusion.
Le 7 juillet 1997, l'Office fédéral a accordé l'extradition d'A. à la République hellénique, les effets de cette mesure étant toutefois ajournés jusqu'à droit jugé sur les faits pour lesquels A. est poursuivi en Suisse.
Le 16 septembre 1997, le Département de la justice des États-Unis d'Amérique a demandé à l'Office fédéral l'arrestation d'A. en vue de son extradition aux États-Unis pour des chefs d'escroquerie par le moyen des télécommunications et de fausses déclarations à une autorité gouvernementale.
Le 7 juillet 1998, l'Office fédéral a accordé l'extradition d'A. aux États-Unis et autorisé les États-Unis à réextrader ultérieurement A. à la Grèce.
En Droit
Le Tribunal fédéral a considéré que la décision de l'Office fédéral du 7 juillet 1998 d'accorder l'extradition d'A. aux États-Unis était justifiée. Bien que la demande grecque, nettement antérieure, aurait pu faire pencher la balance en faveur de la Grèce en raison de la gravité des infractions reprochées à A. dans ce pays, d'autres éléments ont été pris en compte.
En effet, l'extradition d'A. à la Grèce l'aurait soustrait à toute poursuite pour les faits commis aux États-Unis, la Grèce n'extradant pas ses nationaux. La solution retenue dans la décision attaquée présente l'avantage de…