En Fait
Dans un litige juridique intercantonal, le gouvernement du canton de Saint-Gall a demandé un avis juridique au Prof. Dr. X., qui est professeur à l'Université de Saint-Gall. Au cours des négociations pour résoudre le conflit, le département responsable du canton de Saint-Gall a continué à consulter le Prof. Dr. X. En mars 2005, il a remis un avis complémentaire au département. Avant même que cet avis complémentaire n'ait été commandé, un assistant du Prof. Dr. X. a, sur son ordre, adressé une demande à un service qui s'occupait également de questions abordées dans l'avis complémentaire.
Le gouvernement cantonal de Saint-Gall a envoyé le 2 mai 2005 une lettre à l'autorité fédérale qui l'avait informé de la demande de l'assistant, dans laquelle il qualifiait le comportement du Prof. Dr. X. ou de son assistant d'inacceptable et s'en distançait. En même temps, il a indiqué qu'il avait menacé le Prof. Dr. X. de poursuites judiciaires en cas de récidive.
Le Prof. Dr. X. a déposé une requête le 20 février 2006 demandant au gouvernement cantonal de constater formellement que les lettres des 2 et 3 mai 2005 avaient été illégales à divers égards. Il a notamment affirmé que la lettre du gouvernement du 2 mai 2005 avait porté atteinte à ses droits de la personnalité.
En Droit
Le Tribunal fédéral est arrivé à la conclusion que la décision partielle de non-entrée en matière du Tribunal administratif sur le recours de droit public du requérant était injustifiée. Le Tribunal administratif avait à tort renvoyé le requérant au juge civil pour la question d'une atteinte à sa réputation d'expert.
Le Tribunal fédéral a expliqué…