En Fait
Entre 1989 et 1993, la Commission fédérale d'estimation du 1er arrondissement a rendu des décisions dans dix procédures d'expropriation ouvertes à la requête de propriétaires de fonds voisins de l'aéroport de Genève. Ces propriétaires demandaient que l'État de Genève soit condamné à leur payer des indemnités pour expropriation formelle en raison des nuisances sonores causées par l'exploitation de l'aéroport, ainsi que, dans certains cas, pour expropriation matérielle suite à l'inclusion de leurs parcelles dans le périmètre du plan des zones de bruit de l'aéroport. Le Tribunal fédéral a rendu un arrêt le 12 juillet 1995 qui a résolu certaines questions de principe et ordonné la poursuite de l'instruction. Les propriétaires concernés ont ensuite présenté trois demandes de révision de cet arrêt, invoquant le motif tiré de l'art. 136 let. d OJ et concluant à l'octroi d'indemnités pour expropriation matérielle.En Droit
Selon la jurisprudence, la révision d'un arrêt du Tribunal fédéral en vertu de l'art. 136 let. d OJ n'est possible que lorsque le juge a omis de prendre en considération des faits importants qui ressortent du dossier, par inadvertance. Il ne s'agit pas d'une fausse appréciation des preuves ou de la portée juridique des faits établis.
En l'espèce, le Tribunal fédéral a considéré que les…