En Fait

Les époux A.A. et B.A. ont leur domicile fiscal à U./SO. Depuis 2004, le mari exerce une activité indépendante (ferraille et métaux). Pendant les périodes fiscales 2006 à 2009, les époux n'ont pas déposé de bilan annuel malgré les rappels, ce qui a conduit l'Administration fiscale cantonale de Soleure (KStA/SO) à procéder à une taxation d'office. Elle a alors estimé les revenus provenant de l'activité indépendante.

Le 20 février 2012, le KStA/SO a ouvert une procédure de taxation supplémentaire et de soustraction d'impôt, soupçonnant que les quatre taxations aient été trop basses. Les contribuables ont alors révélé des comptes et dépôts non déclarés jusqu'alors, d'une valeur d'environ 1'000'000 francs. Par décisions du 6 août 2014, le KStA/SO a clôturé les procédures et retenu des revenus nettement plus élevés provenant de l'activité indépendante.

Les contribuables ont fait opposition à ces décisions. Le Tribunal fiscal du canton de Soleure a partiellement admis les recours, en réduisant le coefficient de l'amende à 0,7.

Par recours au Tribunal fédéral, les contribuables ont demandé que les revenus de l'activité indépendante soient fixés à un montant plus bas, que des provisions soient constituées et que les impôts supplémentaires ainsi que les intérêts moratoires soient déduits. Ils ont également exigé un acquittement du reproche de soustraction d'impôt ou du moins une amende plus faible.

En Droit

Le Tribunal fédéral examine le droit fédéral d'office et de manière illimitée. Il constate que l'autorité de taxation a appliqué de manière appropriée la méthode mixte habituelle (évolution de la fortune et train de vie). Les contribuables n'ont pas réussi à démontrer en quoi la taxation serait manifestement incorrecte.

Cependant, l'autorité de taxation a eu tort de ne pas constituer de provision pour les cotisations AVS. Dans…