En Fait
R. a présenté une demande d'indemnité de chômage le 27 juin 1996, requérant l'allocation de l'indemnité à partir du 12 juin précédent. Invité par la Caisse publique cantonale vaudoise de chômage à apporter la preuve de recherches d'emploi durant cette période, R. a produit un certificat médical attestant son incapacité de travail.
La caisse a statué sur le cas par deux décisions le 3 septembre 1996 : elle a prononcé une suspension du droit à l'indemnité d'une durée de 15 jours indemnisables dès le 1er juillet 1996, au motif que R. avait enfreint son devoir de renseigner en omettant d'annoncer spontanément son incapacité de travail. Elle a également nié le droit à une indemnité de chômage durant la période du 12 au 30 juin 1996, au motif que l'incapacité de travail avait été annoncée tardivement et sans excuse valable.
R. a saisi le Tribunal administratif du canton de Vaud, qui a ramené de 15 à 10 jours la durée de la suspension du droit à l'indemnité et a rejeté le recours concernant le refus du droit à l'indemnité durant la période du 12 au 30 juin 1996.
En Droit
Le Tribunal fédéral considère que R. n'a pas annoncé son incapacité de travail à l'administration dans le délai d'une semaine prévu par l'art. 42 al. 2 OACI et qu'il ne peut se prévaloir d'une excuse valable pour justifier ce retard. Dès lors, la caisse était en droit de lui refuser l'allocation d'une indemnité journalière pour la période du 12 au 30 juin 1996.
Concernant la suspension du droit à l'indemnité, le…