En Fait
X., né en 1944, est titulaire du permis de conduire de catégorie B depuis 1963. Le 21 mai 1999, il a été contrôlé par la police alors qu'il conduisait son véhicule de manière incertaine. Une analyse sanguine a révélé une concentration d'alcool dans le sang d'au moins 2,73 et d'au plus 3,31 pour mille. L'office de la circulation routière du canton des Grisons a par conséquent retiré le permis de conduire de X. pour une durée de 9 mois. Faisant droit en partie au recours de X., le tribunal cantonal a réduit la durée du retrait à 7 mois. L'Office fédéral des routes a alors formé un recours de droit administratif, demandant l'annulation du jugement du tribunal cantonal et le renvoi de l'affaire à l'office de la circulation routière pour une évaluation médicale de l'aptitude à la conduite de X.
En Droit
Le Tribunal fédéral considère qu'une concentration d'alcool dans le sang d'au moins 2,73 et d'au plus 3,31 pour mille constitue un indice important d'alcoolisme au sens de la loi sur la circulation routière. L'instance précédente aurait donc dû ordonner une évaluation médicale de l'aptitude à la conduite, comme recommandé par l'Institut de médecine légale de l'Université de Zurich-Irchel. Étant donné que l'alcool est une cause majeure d'accidents de la route graves, l'atteinte aux droits de la personnalité du conducteur est proportionnée.
Le Tribunal fédéral précise que les personnes qui n'ont pas commis d'infraction similaire au…