En Fait
La société [X. SA] (recourante) a poursuivi [A.] (intimé) pour violation d'une clause de non-concurrence. L'intimé est entré au service de la recourante le 1er juillet 2004 et s'est contractuellement engagé à ne pas exercer d'activité concurrentielle pendant trois ans après la fin de la relation de travail. La relation de travail a pris fin le 31 mai 2008, suite à quoi l'intimé a commencé à travailler le 1er janvier 2009 comme commercial pour la société [Y. GmbH] . La recourante a poursuivi l'intimé devant le tribunal du travail de Baden pour le paiement d'une peine conventionnelle de CHF 100'000.-- et de tout autre dommage en raison de la violation de la clause de non-concurrence.En Droit
Le Tribunal supérieur du canton d'Argovie a rejeté la demande. Il a certes confirmé la validité de la clause de non-concurrence convenue, car l'intimé avait eu un accès aux clients qu'il suivait. Cependant, il a limité la clause de non-concurrence à six mois, considérant que la valeur des portefeuilles de clients est moins durable que celle des secrets d'affaires. Par conséquent, la clause de non-concurrence était déjà caduque lorsque l'intimé a commencé son activité chez [Y. GmbH] le 1er janvier 2009, de sorte qu'aucune peine conventionnelle n'était due. Le Tribunal fédéral a confirmé la décision du Tribunal supérieur. Il a expliqué que l'instance précédente n'avait pas exercé son pouvoir d'appréciation de manière erronée pour déterminer la durée de la clause de…