En Fait
La requérante, née en 1922, souffre de plusieurs problèmes de santé graves, notamment d'un glaucome bilatéral avancé, d'une maladie cornéenne sévère, d'une surdité importante liée à l'âge, de déficits cognitifs de type démentiel de type Alzheimer, de diabète sucré et d'ostéoporose. En avril 2009, son fils a déposé une demande d'allocation pour impotent auprès de la Caisse fédérale de compensation. Par décision du 2 septembre 2010 et décision sur opposition du 14 janvier 2011, la Caisse fédérale de compensation a accordé à la requérante une allocation pour impotent en raison d'une grande dépendance, avec effet rétroactif au 1er avril 2008. Cependant, en raison du dépôt tardif de la demande, seuls les douze mois précédant la demande ont pu être pris en compte pour le paiement rétroactif. La requérante a recouru contre cette décision, demandant le paiement rétroactif de l'allocation à compter du 1er janvier 2005.En Droit
Selon la jurisprudence, le fait qu'un état de fait ouvrant droit à prestations n'ait pas été reconnaissable ou que la personne assurée ait été empêchée pour cause de maladie de déposer une demande ou de charger quelqu'un du dépôt de la demande n'est admis que de manière très restrictive. Pour le paiement rétroactif au-delà des douze mois précédant le dépôt de la demande, c'est la connaissance de l'état de fait ouvrant droit à prestations par la personne assurée ou son représentant légal qui est déterminante. Le fait que des tiers désignés par la loi aient eu connaissance de cet état de fait à un moment antérieur ne s'oppose pas à un tel droit au paiement rétroactif.
En l'espèce, les…