En Fait
La société A. AG a reçu des immeubles provenant de la succession de son actionnaire décédée. Elle a enregistré un bénéfice extraordinaire de 50'001'998 CHF et constitué une provision pour impôts successoraux de 18'062'674 CHF. Dans sa déclaration fiscale pour 2012, elle a déduit le montant brut de la succession, ce qui a entraîné une perte de 18'016'205 CHF. Pour 2013, elle a déduit cette perte reportée du bénéfice déclaré. Les autorités fiscales ont refusé la déduction des impôts successoraux, considérant que ces impôts n'étaient pas des charges justifiées par l'usage commercial au sens de l'art. 59 al. 1 let. a LIFD.En Droit
Le Tribunal fédéral considère que l'art. 59 al. 1 let. a LIFD prévoit de manière générale la déductibilité de tous les impôts nationaux, sauf exceptions expressément prévues par la loi ou motifs impérieux justifiant une interprétation contraire au texte. Aucune exception de ce type ne s'applique aux impôts successoraux mentionnés à l'art. 60 let. c LIFD. Ceux-ci doivent donc être considérés…