En Fait

O., né en 1989, était employé comme boucher chez R. AG et était par conséquent assuré contre les accidents de manière obligatoire auprès de la Coopérative d'assurance-accidents des bouchers (assureur-accidents). Le 29 août 2009, il s'est assis à califourchon sur une branche d'arbre à environ quatre mètres de hauteur, puis s'est jeté tête la première dans le Rhin d'une profondeur d'environ 80 cm, subissant ainsi une fracture de la colonne cervicale avec tétraplégie consécutive. L'assureur-accidents a par la suite réduit les prestations en espèces de 50%, au motif que l'accident résultait d'un risque. O. a formé un recours contre cette réduction.

En Droit

Le Tribunal fédéral a décidé que le plongeon tête la première dans le Rhin depuis une hauteur d'environ quatre mètres, dans des eaux de profondeur inconnue, doit être qualifié de risque absolu. Il n'est pas nécessaire que l'assuré connaisse le danger concret, c'est-à-dire la profondeur d'eau effectivement insuffisante. L'essentiel est que le plongeon tête la première dans des eaux courantes de profondeur inconnue représente un danger généralement connu et important, que l'assuré a pris en compte sans vérifier au préalable la profondeur de l'eau. Ainsi, il s'est exposé à un danger particulièrement élevé, dont il n'a pas pu limiter l'ampleur à un niveau…