En Fait

Hugo Kügel, né en 1921, a travaillé jusqu'en février 1979 comme réviseur dans une compagnie d'assurance. En raison de sa grave déficience visuelle, il a pris une retraite anticipée à la fin mars 1979. Depuis le 1er mai 1979, il perçoit une indemnité pour impotence de degré léger et depuis le 1er février 1980, une rente d'invalidité complète. Le 28 janvier 1981, il a demandé la prise en charge des coûts d'un séjour dans un établissement de réadaptation sociale pour personnes malvoyantes à Bâle. La caisse de compensation "Assurance" a rejeté cette demande le 23 mars 1981, au motif qu'une réinsertion de l'assuré ne pouvait pas être atteinte par cette mesure. Hugo Kügel a recouru contre cette décision, demandant la prise en charge des coûts du séjour de réadaptation par l'assurance-invalidité. Le Tribunal des assurances du canton de Bâle-Campagne a admis le recours sous l'angle de la réadaptation sociale, mais l'a rejeté concernant la réinsertion professionnelle. Le Tribunal fédéral des assurances a finalement rejeté la demande de prise en charge des coûts du séjour de réadaptation.

En Droit

Le Tribunal fédéral considère que les notions de capacité de gain au sens de l'art. 8 al. 1 LAI et de vie professionnelle selon l'art. 8 al. 2 LAI doivent être comprises dans un sens large, englobant également l'accomplissement des travaux habituels au sens de l'art. 5 al. 1 LAI. Ainsi, les mesures de réadaptation peuvent aussi viser l'intégration dans les activités domestiques.

Cependant, en l'espèce, le séjour de réadaptation sociale ne vise pas une réinsertion de l'assuré en tant…