En Fait
B., ressortissante roumaine, a épousé A., ressortissant suisse, en 1992 et a obtenu une autorisation de séjour. En 1995, l'Office cantonal de contrôle des habitants et de police des étrangers du canton de Vaud a refusé de renouveler les autorisations de séjour de B. et de sa fille, considérant que le mariage était fictif. Le Tribunal administratif a rejeté le recours de B., estimant que le mariage n'existait plus que formellement. B. a alors saisi le Tribunal fédéral par la voie du recours de droit administratif.En Droit
Le Tribunal fédéral admet le recours et renvoie l'affaire au Tribunal administratif pour complément d'instruction et nouvelle décision. Il considère que les indices de mariage fictif relevés ne suffisent pas à eux seuls à conclure à un abus de droit. Bien que certains éléments laissent penser que le mariage n'est maintenu que pour des raisons étrangères à la vie conjugale, ces éléments ne sont pas suffisamment établis pour retenir l'abus de droit. Le Tribunal fédéral relève que l'état de fait de la décision attaquée est manifestement incomplet et ne permet pas de résoudre les…