En Fait
La recourante, une ressortissante serbe, est entrée en Suisse en 1988 et a obtenu l'autorisation d'établissement en 1999. En 2007, elle a été avertie en vertu du droit des étrangers pour avoir perçu des prestations sociales et avoir contracté des dettes. Malgré cet avertissement, son fardeau de dettes a continué à augmenter. L'office de migration du canton de Bâle-Ville a révoqué son autorisation d'établissement et l'a expulsée de Suisse. L'autorité inférieure a rejeté le recours.
La recourante demande au Tribunal fédéral d'annuler le jugement et de lui accorder l'assistance judiciaire gratuite. Elle soutient que la révocation de son autorisation d'établissement est disproportionnée et viole ses droits à la vie privée et familiale.
En Droit
Le Tribunal fédéral examine si la révocation de l'autorisation d'établissement est légale. Il constate que la recourante a continué à contracter des dettes de manière téméraire malgré l'avertissement en vertu du droit des étrangers. L'autorité inférieure a pu considérer qu'il s'agissait d'un endettement téméraire, et le motif de révocation prévu à l'art. 63 al. 1 let. b LÉtr est ainsi rempli.
Le Tribunal fédéral examine ensuite si la révocation de l'autorisation d'établissement est proportionnée. Il constate que l'intérêt public à la révocation est établi par la présence d'un motif de révocation légal. La recourante a séjourné en Suisse pendant environ 25 ans, mais on ne peut pas parler d'une intégration réussie. L'autorité inférieure a pu considérer que le contact avec les enfants adultes peut être maintenu depuis le pays d'origine.
Le Tribunal fédéral examine enfin si la révocation de l'autorisation d'établissement viole les droits de la recourante à la vie privée et familiale. Il constate que la garantie de la vie de…