En Fait
[A.] se trouve en détention provisoire depuis le 18 octobre 2010 sous l'inculpation d'infractions à la loi sur les stupéfiants. Le 8 mars 2011, le Ministère public a saisi le Tribunal correctionnel d'un acte d'accusation. Par ordonnance du 15 mars 2011, le Tribunal des mesures de contrainte a ordonné la mise en détention pour des motifs de sûreté des prévenus, sans en indiquer la durée.
[A.] a formé un recours en matière pénale contre cette ordonnance, demandant principalement que sa détention pour des motifs de sûreté soit ordonnée pour une durée déterminée d'un mois au plus.
En Droit
Le Tribunal fédéral a admis le recours et annulé l'arrêt attaqué. Il a considéré que selon une interprétation littérale de l'art. 229 al. 3 let. b CPP, le tribunal des mesures de contrainte peut ordonner une détention pour des motifs de sûreté de trois mois au plus (ou exceptionnellement de six mois au plus), lorsqu'il y a eu détention provisoire préalable.
Le Tribunal fédéral a estimé que l'argumentation de l'instance précédente, qui considérait qu'il n'y a pas de limitation de durée…