En Fait
Le prédécesseur juridique de la coopérative B. (bailleur) a résilié le 21 novembre 2013 le contrat de bail avec la SA A. (locataire) concernant un local commercial avec effet au 31 décembre 2016. Le bailleur a motivé le congé par le fait qu'un concours d'architecture serait organisé et que différentes possibilités d'utilisation seraient examinées, le propriétaire de l'immeuble souhaitant se réserver toutes les options pour le "projet de construction global".
Le locataire a déposé une action en justice demandant l'annulation du congé, subsidiairement son annulation pour abus, et plus subsidiairement la prolongation du bail pour une durée maximale de six ans. Le tribunal régional d'Oberland et le tribunal cantonal de Berne ont rejeté la demande.
Par un recours en matière civile, le locataire a demandé au Tribunal fédéral d'annuler la décision du tribunal cantonal et de déclarer le congé inefficace, subsidiairement de l'annuler pour abus.
En Droit
Le Tribunal fédéral a statué qu'un congé du contrat de bail en vue de travaux de transformation ou de rénovation importants qui limiteraient considérablement la poursuite de l'utilisation de l'objet loué ne viole pas le principe de la bonne foi. Cependant, la validité d'un tel congé suppose que le bailleur dispose, au moment du congé, d'un…