En Fait
A., journaliste depuis une vingtaine d'années travaillant pour le quotidien gratuit D., a été condamné par la Cour pénale du Tribunal cantonal de Neuchâtel pour insoumission à une décision de l'autorité, en application de l'art. 292 CP. Cette décision faisait suite à la publication par A. d'informations concernant la présence d'un enfant lors du double homicide commis par le prévenu, alors que le tribunal criminel avait ordonné le huis clos partiel de l'audience et interdit aux journalistes présents de divulguer des informations permettant d'identifier les enfants du prévenu et de la victime.
Le tribunal criminel avait prononcé un huis clos partiel de l'audience, autorisant la présence des journalistes mais leur interdisant de divulguer des informations permettant d'identifier les enfants du prévenu et de la victime, sous la menace de l'art. 292 CP. A. a néanmoins publié des articles mentionnant la présence de l'un des enfants lors des crimes.
En Droit
Le Tribunal fédéral a admis le recours de A. et annulé sa condamnation. Il a considéré que la restriction à la liberté d'expression du journaliste n'était pas proportionnée, dans la mesure où les informations concernant la présence de l'enfant avaient déjà été rendues publiques avant l'injonction du tribunal criminel. Dès lors, l'interdiction de publier ces informations et la condamnation subséquente de A.…