En Fait
Le litige oppose un locataire de locaux commerciaux à l'État de Genève, propriétaire du bien-fonds. Depuis 1961, le locataire exploite un atelier de carrosserie et de réparation d'automobiles dans ces locaux. Le 24 février 2004, le bailleur a résilié le contrat de bail en raison d'un projet de liaison ferroviaire (CEVA) qui nécessite la démolition des bâtiments. Le locataire a contesté la résiliation et demandé la prolongation du bail. Le Tribunal des baux et loyers a accordé une prolongation unique jusqu'à l'entrée en force exécutoire de la décision d'approbation des plans du projet CEVA, mais au plus tard jusqu'au 31 décembre 2010. Le locataire a fait appel et la Chambre d'appel a réformé le jugement pour fixer la durée de la prolongation au maximum légal de six ans, soit jusqu'au 31 décembre 2010. Le bailleur a alors recouru au Tribunal fédéral.En Droit
Selon la jurisprudence et la doctrine, l'échéance d'une prolongation de bail ne peut pas être liée à un événement futur et incertain comme l'entrée en force d'une autorisation de construire. Le juge doit accorder une prolongation de durée déterminée. En l'espèce, bien que le besoin du bailleur de récupérer les locaux pour le projet CEVA prime celui du…