En Fait

Le 14 février 2020, [A.] a déposé une plainte pénale contre [B.] pour soupçon de faux témoignage (art. 307 al. 1 CP). [A.] a allégué que [B.] avait fait une déclaration contraire à la vérité le 10 septembre 2019 lors de l'audience principale du tribunal de district de Baden dans un procès de liquidation de charges, en affirmant que le prêt de CHF 2'390'000.-- qui lui avait été accordé par [C.] existait toujours.

Par décision du 27 février 2020, le ministère public du canton d'Argovie a suspendu l'enquête pénale jusqu'à la clôture définitive du procès de liquidation de charges. Le 2 mars 2020, le procureur général du canton d'Argovie a approuvé la décision de suspension. Le recours formé par [A.] contre cette décision a été rejeté le 9 juin 2020 par le Tribunal cantonal d'Argovie (chambre des plaintes en matière pénale).

En Droit

Le Tribunal fédéral considère que la suspension de l'enquête pénale est justifiée. Le procès de liquidation de charges peut considérablement faciliter l'appréciation des preuves dans la procédure pénale, car la question de savoir si [C.] a accordé un prêt à l'intimé [B.] est notamment litigieuse. Cette question est déterminante pour savoir si [B.] pourrait s'être rendu coupable de faux témoignage selon l'art. 307…