En Fait

Le soir du 25 mai 2009, il y a eu un différend entre le plaignant privé et son épouse dans leur appartement commun à Wohlen/AG. La police a été alertée et l'unité spéciale "Argus" de la police cantonale d'Argovie a été appelée. Un membre de l'unité spéciale a alors utilisé un pistolet à impulsions électriques contre le plaignant privé et un autre membre a tiré deux coups de feu avec son arme de service sur le plaignant privé, qui a été blessé.

Le procureur extraordinaire nommé par le Conseil d'État du canton d'Argovie mène une enquête pénale contre les deux membres de l'unité spéciale pour le soupçon de lésions corporelles. Les membres ont demandé la garantie d'anonymat, ce que le procureur extraordinaire et le Tribunal cantonal d'Argovie ont rejeté.

Les membres de l'unité spéciale ont déposé un recours en matière pénale, demandant que l'anonymat leur soit garanti pour la procédure pénale.

En Droit

Le Tribunal fédéral rejette les recours, dans la mesure où il y entre en matière. Il constate que la garantie d'anonymat conformément à l'art. 149 al. 1 et 2 let. a ainsi que l'art. 150 al. 1 CPP n'entre en considération que s'il existe des indices sérieux d'un danger concret pour la personne concernée.

En l'espèce, l'instance inférieure a constaté sans violation du droit fédéral que de tels indices n'existent pas. Certes, la situation du soir du 25 mai 2009 a été particulière pour le plaignant…