En Fait

Le cas concerne un ressortissant chilien qui est arrivé en Suisse à l'âge de 13 ans et y a passé une partie de son enfance et de son adolescence. Il a été reconnu coupable par le tribunal de district de Bülach de tentative de lésions corporelles graves et condamné à une peine privative de liberté partiellement assortie du sursis de 28 mois. De plus, il a été expulsé du territoire pour une durée de cinq ans. Le Tribunal cantonal de Zurich a confirmé la déclaration de culpabilité et a prolongé l'expulsion du territoire à sept ans.

Le recourant a formé un recours de droit pénal contre le jugement, en particulier contre l'ordonnance d'expulsion du territoire.

En Droit

Le Tribunal fédéral indique que conformément à l'art. 66a al. 1 let. b CP, l'étranger condamné pour lésions corporelles graves doit être expulsé du territoire suisse pour une durée de 5 à 15 ans, indépendamment de la sévérité de la peine. Cette expulsion obligatoire du territoire s'applique en principe indépendamment de la gravité concrète des faits.

Cependant, il peut être "exceptionnellement" renoncé à l'ordonnance d'expulsion du territoire si celle-ci entraînerait un cas de rigueur personnel grave et que les intérêts publics à l'expulsion du territoire ne l'emportent pas sur les intérêts privés de l'étranger à rester en Suisse. Il doit être tenu compte de la situation particulière des étrangers nés ou ayant grandi en Suisse (art. 66a al. 2 CP).

Le Tribunal fédéral constate que l'examen du cas de rigueur doit être effectué dans chaque cas en fonction des critères d'intégration usuels. Une durée de séjour plus longue en Suisse, associée à une bonne intégration, est généralement considérée comme un indice important d'un intérêt substantiel à rester en Suisse et donc d'un cas de rigueur. Lors de la pondération subséquente des intérêts, un intérêt privé plus important à rester en Suisse doit être reconnu à la personne concernée avec une durée de présence croissante.

Dans le cas présent, le recourant est arrivé en Suisse à…