En Fait
Le Tribunal fédéral a été saisi d'un recours en matière pénale contre un jugement de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal vaudois. Le recourant, X., né en 1996, avait été condamné par le Tribunal des mineurs du canton de Vaud à 1 an de privation de liberté ferme, sous déduction de 189 jours de détention provisoire ou placement en milieu fermé.
La cour cantonale n'avait cependant pas imputé 293 jours de placement provisionnel en milieu semi-ouvert, dont 98 jours de fugue, sur la peine privative de liberté. X. a recouru au Tribunal fédéral, concluant principalement à l'imputation de 384 jours de détention provisoire ou de placement en milieu fermé ou semi-ouvert sur sa peine.
En Droit
Le Tribunal fédéral a rappelé que, conformément à l'art. 32 al. 3 de la Loi fédérale régissant la condition pénale des mineurs (DPMin), la durée du placement provisionnel doit être imputée sur la peine privative de liberté, sauf si le placement a atteint son objectif. Cette imputation est obligatoire et l'autorité n'a pas de pouvoir d'appréciation sur le principe de l'imputation.
Toutefois, la fraction de la durée du placement à imputer doit être déterminée en fonction de l'importance de la restriction à la liberté subie par le mineur, de ses perspectives d'amendement et du fait que…