En Fait

En novembre 2006, la société A. Corporation (ci-après: A.) a confié à la banque B. un mandat de gestion discrétionnaire. La banque a placé des avoirs de A. dans deux fonds d'investissement, dont l'unique objectif était de collecter de l'argent pour le placer auprès de Bernard Madoff Investment Services (BMIS). Après la crise financière de 2008, le système de BMIS s'est effondré et la banque a bloqué les avoirs de A. à concurrence du montant correspondant aux prétendues plus-values créditées à la société.

En avril 2014, A. a déposé une requête de preuve à futur, visant à obtenir des documents de la banque concernant les examens et analyses des risques effectués sur les investissements dans les "fonds Madoff", les décisions prises par les organes de la banque, la correspondance interne et les documents relatifs aux rétrocessions perçues par la banque. Le Tribunal de première instance et la Cour de justice du canton de Genève ont rejeté cette requête.

En Droit

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de A. contre l'arrêt cantonal. Il a considéré que la requête de preuve à futur n'était pas la voie appropriée pour faire valoir le droit à la reddition de compte prévu à l'art. 400 al. 1 CO, qui est une prétention de droit matériel et non une mesure procédurale.

En effet, le juge saisi d'une requête de preuve à futur ne rend pas un jugement définitif sur un droit matériel, mais examine uniquement si le…