En Fait

Le 17 septembre 2003, le Parquet général de la Fédération de Russie a remis aux autorités suisses une demande d'entraide judiciaire dans le cadre d'une procédure pénale ouverte contre le ressortissant russe G., des chefs d'escroquerie, d'abus de confiance et d'insoumission à une décision judiciaire, commis dans le cadre d'un groupe organisé. Les autorités russes soupçonnaient que les fonds ainsi détournés avaient été blanchis en Suisse. La demande tendait notamment à la saisie de la documentation bancaire relative aux opérations décrites, ainsi qu'à la détermination du sort des fonds. Le 25 mars 2004, le Ministère public a ordonné le séquestre d'un montant équivalent à 2'244'179'505.14 CHF déposé sur le compte n° g ouvert au nom de la société E. auprès de la banque U.

En Droit

Selon le Tribunal fédéral, la condition du préjudice immédiat et irréparable au sens de l'art. 80e let. b ch. 1 EIMP est remplie, car le séquestre empêcherait la recourante de récupérer le montant saisi et l'exposerait à des conséquences graves, comme la réalisation des droits de gage détenus par les banques Q. et U.

Toutefois, le Tribunal fédéral considère que les conditions d'une remise de la…