En Fait
En 2007, une affaire d'enlèvement et de meurtre a suscité une grande attention médiatique. Début 2019, des articles de presse individuels ainsi que les déclarations de prétendus témoins, selon lesquels d'autres personnes auraient été impliquées dans l'acte en plus de l'auteur décédé, ont à nouveau fait les gros titres. La Société suisse de radiodiffusion et de télévision ainsi qu'un rédacteur qui y travaillait ont alors demandé au Bureau cantonal d'enquête de Saint-Gall l'accès aux dossiers de la procédure pénale, afin de savoir si les déclarations de témoins soulevées dans les médias avaient été examinées à l'époque.
Le Bureau d'enquête a rejeté la demande. Les recourants ont formé un recours, que la Chambre d'accusation du canton de Saint-Gall a également rejeté. Par un recours de droit public au Tribunal fédéral, les recourants ont demandé l'accès à l'ensemble des dossiers de la procédure pénale.
En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours. Il a expliqué que le principe de la publicité de la justice et le droit légal à la publicité ne constituent pas un fondement pour accorder l'accès aux dossiers d'une procédure pénale définitivement close. Selon le droit cantonal applicable, l'accès n'est accordé que si un intérêt digne de protection est rendu vraisemblable et qu'aucun intérêt public ou privé prépondérant ne s'y oppose.
Le Tribunal fédéral est arrivé à la conclusion que l'intérêt digne de protection requis pour l'accès aux dossiers ne résulte pas sans autre de la fonction…