En Fait

L'affaire porte sur deux points principaux

  • La question de l'atténuation de la peine conformément à l'art. 64 dernier al. CP en raison de l'écoulement d'un délai relativement long depuis l'infraction.
  • La condamnation du recourant pour faux témoignage selon l'art. 307 CP dans deux procédures.

Les faits peuvent être résumés comme suit

  • Candid Mattmann et son fils Adolf exploitaient à Zoug une fabrique de landaus et un établissement de traitement des métaux.
  • En 1956, des irrégularités sont survenues dans les affaires, entraînant finalement la faillite de l'entreprise.
  • Le recourant, Dr Edmund Schnider, était impliqué dans les événements et a par la suite été accusé d'escroquerie, de faillite frauduleuse et d'obtention frauduleuse d'un faux.
  • La procédure pénale s'est étalée sur de nombreuses années, de sorte que le délai ordinaire de prescription de 10 ans était presque écoulé lorsque le jugement a été prononcé.
  • Le recourant a également été condamné dans deux procédures pour faux témoignage.

En Droit

Concernant l'atténuation de la peine selon l'art. 64 dernier al. CP, le Tribunal fédéral fait les observations suivantes :

  • La disposition ne s'applique en principe qu'aux états de fait soumis aux délais de prescription généraux, et non à ceux avec des délais abrégés.
  • Le délai de prescription déterminant est le délai ordinaire selon l'art. 70 CP, et non le délai absolu selon l'art. 72 CP.
  • Seul le comportement de l'individu peut lui être…