En Fait
Née en 1968, [A.] a perçu des indemnités journalières de l'assurance-chômage du 1er août 2016 au 31 juillet 2018. Depuis le 4 juillet 2017, elle travaillait comme auxiliaire sur appel pour la société B. AG. La caisse de chômage a imputé cet emploi comme un gain intermédiaire sur les indemnités journalières. Le 20 août 2018, [A.] a demandé le versement d'indemnités de chômage dans un délai-cadre subséquent à compter du 1er août 2018. La caisse de chômage a nié tout droit à l'indemnité de chômage en raison de l'absence de perte de travail imputable. Le Tribunal administratif du canton de Berne a admis le recours et reconnu une perte de travail imputable.
La caisse de chômage a formé un recours de droit public visant à annuler la décision attaquée et à confirmer la décision de réclamation de la caisse de chômage.
En Droit
Le Tribunal fédéral expose que, dans le cas d'un emploi sur appel conclu non pas volontairement mais pour pallier le chômage après la perte d'un emploi à temps plein, il faut considérer selon une jurisprudence constante qu'il s'agit d'une solution provisoire par nécessité. Tant que le caractère provisoire et temporaire prédomine, la perte de travail imputable peut être reconnue. Cependant, si l'emploi sur appel devient une solution durable, cela est fondamentalement étranger au système de l'assurance-chômage du point de vue du droit.
Le Tribunal fédéral précise que la méthode consistant à reconnaître la perte de travail imputable dans le cas d'un emploi sur appel à caractère transitoire en se fondant sur l'emploi fixe exercé auparavant doit, d'un point de vue systématique et au regard du principe d'égalité de traitement des assurés, se limiter à la durée d'un premier délai-cadre de prestations. Lors de…