En Fait
Le recourant avait déposé le 29 mai 1997 un formulaire "Preuve des efforts personnels de recherche d'emploi" sans indiquer d'efforts de recherche d'emploi. La caisse de chômage l'a ensuite suspendu pour 9 jours "en raison d'efforts personnels de recherche d'emploi insuffisants pour la première fois" par décision du 6 juin 1997, sans l'entendre avant de prendre la décision. Le recourant a fait valoir dans son recours devant le tribunal administratif que le droit d'être entendu avant la prise de la décision de suspension ne lui avait pas été accordé.
La caisse de chômage et le tribunal administratif du canton de Berne étaient d'avis que le recourant avait été entendu par le dépôt du formulaire "Preuve des efforts personnels de recherche d'emploi" qu'il avait lui-même rempli. Cependant, le recourant a argumenté que cela n'était pas équivalent à l'octroi du droit d'être entendu, car il n'avait pas pu s'exprimer sur la sanction envisagée et présenter éventuellement des motifs d'exonération supplémentaires.
En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances a décidé que le recourant n'avait pas bénéficié du droit d'être entendu avant la prise de la décision de suspension. La suspension du droit à l'indemnité de chômage est une sanction administrative qui porte atteinte de manière significative à la situation juridique de l'assuré. Le droit d'être entendu comprend les droits des parties à participer à la procédure et à influencer le processus de prise de décision.
Le tribunal a constaté que le dépôt du formulaire relatif aux efforts de recherche d'emploi effectués le mois précédent n'était pas équivalent à l'octroi du droit d'être entendu. Le droit d'être entendu exige que la personne puisse s'exprimer sur la sanction envisagée et présenter éventuellement des motifs d'exonération supplémentaires. Comme la sanction administrative de la suspension constitue une atteinte…