En Fait

Le recourant X. avait déposé le 23 mai 2003 une demande d'assistance judiciaire gratuite, qui avait été rejetée par le président du tribunal de district Y. par décision du 15 septembre 2003. Le président du tribunal de district avait motivé le rejet par l'absence de chances de succès des prétentions du recourant. X. avait formé un recours contre cette décision, que la cour supérieure du canton de Soleure avait partiellement admis par arrêt du 2 décembre 2003. Le 1er octobre 2004, X. avait déposé une demande de récusation du président du tribunal de district Y. pour partialité, qui avait été rejetée par le tribunal de district. La cour supérieure avait rejeté le recours formé contre cette décision par arrêt du 13 janvier 2005.

X. avait formé un recours de droit public contre l'arrêt de la cour supérieure, dans lequel il avait allégué que le président du tribunal de district était partial, car il avait rejeté sa demande d'assistance judiciaire gratuite pour absence de chances de succès.

En Droit

Le Tribunal fédéral a examiné si le président du tribunal de district devait être considéré comme partial en raison de sa participation au rejet de la demande d'assistance judiciaire gratuite. Il a constaté que le rejet d'une demande d'assistance judiciaire gratuite pour absence de chances de succès ne constitue pas en soi un motif de récusation, mais que des motifs supplémentaires doivent être présents pour supposer une partialité.

Le Tribunal fédéral a exposé que la participation d'un juge à une décision négative sur l'assistance judiciaire gratuite pour absence de chances de succès ne conduit pas automatiquement à une prévention qui préjuge de l'issue de la procédure. Il convient plutôt d'examiner dans chaque cas si…