En Fait
Le cas concerne un jugement rendu par le tribunal de Thun le 11 mai 1994, qui a déclaré X. père de l'enfant Y. et l'a condamné à payer une pension alimentaire. Le jugement a été rendu sans que X. n'ait eu connaissance de la procédure et ait pu y participer, car il a été convoqué par voie de publication au journal officiel. X. a contesté la décision et a demandé l'annulation du jugement pour violation de son droit d'être entendu.
La commune de Thun a intenté une action en recouvrement des pensions alimentaires impayées et a demandé une mainlevée définitive pour un montant de 18'846 fr. avec intérêts. Le juge de la mainlevée a accordé la mainlevée définitive, malgré les objections de X. selon lesquelles le jugement initial était nul en raison de la violation de son droit d'être entendu.
X. a interjeté appel devant la cour d'appel du canton de Berne, qui a confirmé la décision du juge de la mainlevée. X. a alors déposé un recours constitutionnel devant le Tribunal fédéral, alléguant une violation de son droit d'être entendu et de son droit à un procès équitable.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné la question de savoir si le jugement initial était nul en raison de la violation du droit d'être entendu de X. La cour a constaté que le jugement avait été rendu sans que X. n'ait eu connaissance de la procédure et ait pu y participer, ce qui constitue une violation grave de son droit d'être entendu.
La cour a rappelé que la nullité d'un jugement peut être invoquée à tout moment et que les autorités doivent la prendre en compte d'office. La nullité peut être invoquée même dans le cadre d'une procédure de recouvrement ou de mainlevée. La cour a également rappelé que les jugements entachés de vices de procédure ne sont pas nécessairement nuls, mais peuvent être annulés si les…