En Fait
Le 21 février 2002, D. a été percuté par un tramway et est décédé des suites de ses blessures. Le 24 février 2003, son ex-épouse et ses filles (A., B. et C.) ont ouvert une action en réparation du dommage et du tort moral devant le Tribunal de première instance du canton de Genève. La demande, d'un montant total de 284'503 francs, était dirigée conjointement et solidairement contre la République et Canton de Genève (propriétaire de l'ouvrage), les Transports Publics Genevois (TPG) et X. (conductrice du tramway).
Le Tribunal a rejeté l'action, considérant que la responsabilité des parties défenderesses n'était pas engagée. Sur appel des demanderesses, la Cour de justice du canton de Genève a constaté que la responsabilité civile des TPG était engagée, mais a retenu une faute concomitante de la victime entraînant une réduction de 75% de toute éventuelle indemnité. Elle a renvoyé la cause au Tribunal de première instance pour qu'il statue sur le dommage dans ce sens.
Les demanderesses ont alors exercé un recours de droit public et un recours en réforme au Tribunal fédéral, contestant la décision de la Cour de justice en ce qui concerne la responsabilité de X. et la réduction de 75% de l'indemnité.
En Droit
Le Tribunal fédéral examine d'office la recevabilité des recours qui lui sont soumis. Il considère que la décision entreprise constitue un jugement partiel, dans la mesure où elle rejette l'action dirigée contre l'Etat de Genève et X., mais renvoie la cause au Tribunal de première instance pour instruction et nouveau jugement sur l'action dirigée contre les TPG.
Selon la jurisprudence, un jugement partiel n'est pas considéré comme une décision finale au sens de l'art. 48 al. 1 OJ. Cependant, le Tribunal fédéral admet la recevabilité du recours en réforme immédiat, par analogie avec l'art. 50 OJ, lorsque l'étendue de la procédure probatoire dépend dans une mesure importante du point de savoir si tous les consorts ou seuls certains d'entre eux peuvent être recherchés.
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