En Fait

A.X. et B.X., ressortissants français domiciliés dans le canton de Genève, sont propriétaires d'une villa en Suisse et d'une résidence secondaire en France. Dans leur déclaration fiscale pour 2008, ils ont mentionné des intérêts passifs de 159'360 francs suisses liés à l'immeuble français. L'Administration fiscale genevoise a procédé à une reprise de 52'346 francs, correspondant à l'excédent de ces intérêts passifs par rapport au rendement net de l'immeuble français.

Les contribuables ont recouru contre cette décision, qui a été confirmée par les instances cantonales. Ils ont ensuite saisi le Tribunal fédéral par la voie du recours en matière de droit public.

En Droit

Le Tribunal fédéral a rejeté le recours. Il a considéré que, selon l'article 6 alinéa 3, 3e phrase, de la Loi fédérale sur l'impôt fédéral direct (LIFD), un excédent d'intérêts passifs liés à un immeuble situé à l'étranger constitue une "perte subie à l'étranger" qui ne peut être prise en compte dans le calcul de l'assiette imposable en Suisse, mais seulement pour la détermination du taux d'imposition.

Le Tribunal fédéral a écarté l'argument des contribuables selon lequel cette règle violerait le principe de la libre circulation des personnes et serait contraire à la…