En Fait
Le recourant, un réfugié érythréen, a obtenu l'asile en Suisse le 21 mai 2010 et a épousé une compatriote au Soudan le 20 décembre 2010. L'office de migration du canton de Zurich a rejeté la demande d'entrée et de rapprochement familial, car le recourant a dû être soutenu dans une large mesure par l'aide sociale depuis son entrée en Suisse et ne disposait pas des moyens financiers nécessaires pour subvenir aux besoins de lui-même et de son épouse.
La direction de la sécurité et le tribunal administratif du canton de Zurich ont confirmé cette décision à la suite d'un recours et d'une plainte. Le recourant a contesté la décision du tribunal administratif devant le Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné si le recourant, en tant que réfugié reconnu avec asile, avait un droit au rapprochement familial. Il a constaté que le recourant, malgré l'absence d'un droit légal à l'autorisation (art. 44 LÉtr), bénéficiait d'un droit de séjour consolidé qui lui permettait de se prévaloir de la protection conventionnelle et constitutionnelle de sa vie familiale (art. 8 CEDH et art. 13 Cst).
La cour a souligné que la Suisse, en tant que pays d'asile, avait une responsabilité particulière pour la protection de la vie familiale des réfugiés reconnus avec asile. Elle a examiné si la situation financière du recourant s'opposait au rapprochement familial et a constaté que le recourant s'était efforcé de s'intégrer et était employé depuis le 8 mai 2012.
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