En Fait
Le demandeur et B. ont fait établir une estimation de la valeur vénale d'un bien immobilier à Z. par la société X. AG (défenderesse) dans le cadre d'un litige successoral. Le rapport d'expertise du 21 juin 1994 a estimé la valeur vénale à CHF 573'000.-. Par la suite, cette valeur a servi de base pour le partage successoral. Le 1er juillet 1999, le demandeur a vendu le bien immobilier pour CHF 440'000.-. Le demandeur a alors fait valoir un dommage de CHF 32'483.90 à l'encontre de la défenderesse, estimant que l'évaluation de la valeur vénale était trop élevée.
En Droit
Le Tribunal fédéral a d'abord dû clarifier selon quelles règles la responsabilité de la défenderesse devait être appréciée. Il est arrivé à la conclusion que le contrat relatif à l'établissement de l'estimation de la valeur vénale doit être qualifié de mandat au sens de l'art. 394 CO, car le résultat d'une estimation de la valeur vénale ne peut pas être évalué comme juste ou faux selon des critères objectifs.
Pour…