En Fait
La Banque A. SA a dénoncé au remboursement des crédits accordés à D. et à C. SA, et a introduit des poursuites en réalisation de gage immobilier à l'encontre de C. SA et de D. L'Office des poursuites de Genève a ordonné la gérance légale des immeubles de C. SA et imparti à B. SA un délai pour transférer la gestion des immeubles à E. SA.
B. SA, C. SA et D. ont contesté cette décision, concluant à son annulation et à ce que la gérance légale soit confiée à E. SA. Cependant, E. SA a exposé qu'elle n'était pas en mesure d'assumer ce mandat en raison de la complexité du dossier, les appartements et parkings étant gérés en "résidence hôtelière", avec de nombreux contrats de courte durée.
La Chambre de surveillance des Offices des poursuites et faillites du canton de Genève a admis les plaintes, annulé la décision de l'Office et dit que les poursuites en cause ne peuvent donner lieu à une gérance légale. La Banque A. SA a recouru contre cette décision.
En Droit
Le Tribunal fédéral a admis le recours de la Banque A. SA et réformé la décision attaquée, considérant que les conclusions nouvelles des intimés visant à faire constater que la gérance légale n'est pas possible pour des immeubles exploités en résidence hôtelière auraient dû être écartées.
En effet, selon la jurisprudence, les faits invoqués par les intimés ne peuvent être qualifiés de "nouveaux" et ne justifiaient pas la…