En Fait
La société C. SA (bailleur) a acquis le 6 décembre 2001 deux immeubles à Zurich. Le 20 mars 2013, A. et B. (locataires) ont loué un appartement duplex de 3 1/2 pièces dans l'un de ces immeubles. Le loyer initial a été fixé à CHF 3'900.- plus CHF 300.- de charges par mois.
Les locataires se sont adressés à l'autorité de conciliation pour faire déclarer le loyer initial abusif et le faire réduire de CHF 1'100.-. L'autorité de conciliation a délivré l'autorisation de plaider faute d'accord.
Le Tribunal des baux de Zurich a rejeté la demande. Le Tribunal supérieur du canton de Zurich a confirmé le jugement de première instance. Il a motivé sa décision en indiquant que les locataires devaient non seulement prouver la pénurie de logements, mais également une situation de contrainte personnelle.
Par un recours en matière civile, les locataires ont demandé au Tribunal fédéral d'annuler le jugement du Tribunal supérieur et de renvoyer l'affaire à l'instance précédente pour un nouvel examen.
En Droit
Le Tribunal fédéral admet le recours et renvoie l'affaire à l'instance précédente pour un nouvel examen.
Selon l'interprétation du Tribunal fédéral, l'art. 270 al. 1 let. a CO prévoit trois motifs alternatifs permettant de contester un loyer initial comme abusif : une situation de détresse personnelle ou familiale, les conditions sur le marché local du logement ou une augmentation substantielle du loyer par rapport au locataire précédent.
Pour la contestation en raison des…