En Fait

Par décision du 11 mars 1987, la Caisse de compensation pour la branche bancaire suisse a accordé à B. (née en 1959), veuve sans enfant depuis le 11 décembre 1986, une indemnité de veuve d'un montant de 41'472 francs, avec effet au 1er janvier 1987. Le montant a été versé le jour même, mais par erreur sur le compte d'un tiers. En juillet 1996, B. a demandé le virement de l'indemnité de veuve. La Caisse de compensation a alors découvert son erreur et a réclamé le remboursement auprès du tiers non-ayant droit. Suite à une intervention du Bureau fédéral des assurances sociales (OFAS) à la demande de l'assurée, la Caisse de compensation a rejeté, par décision du 9 mars 1998, le versement de l'indemnité de veuve, au motif que le droit était prescrit depuis février 1992.

En Droit

Le Tribunal fédéral a décidé qu'un délai de forclusion absolu de dix ans s'applique à l'exécution des prestations accordées de manière définitive. Étant donné que la recourante s'est renseignée sur le sort de l'indemnité de veuve qui lui avait été définitivement accordée par décision du 11 mars 1987, au cours de l'année 1996, le délai de dix ans a été respecté. Par conséquent, la Caisse de compensation est tenue…