En Fait

Le président du tribunal de district II de Lucerne-Campagne a levé le 15 juin 1988 le ménage commun des époux R.-A. et réglé les conséquences accessoires de la séparation de fait. Cependant, il a rejeté la demande de l'épouse visant à ordonner la séparation de biens. Le Tribunal cantonal du canton de Lucerne a confirmé cette décision dans une procédure de recours.

L'épouse a attaqué la décision du Tribunal cantonal par un recours de droit public pour violation de l'art. 4 Cst. Le Tribunal fédéral est entré en matière sur le recours et l'a rejeté.

En Droit

Le Tribunal fédéral expose que l'ordonnance de séparation de biens selon l'art. 176 al. 1 ch. 3 CC est certes une mesure de protection du mariage, mais qu'en raison de son caractère incisif, elle ne peut être attaquée que par un recours de droit public et non par un appel.

Le Tribunal cantonal du canton de Lucerne a rejeté l'ordonnance de séparation de biens, estimant que les conditions n'étaient pas remplies. Le Tribunal fédéral examine si le…