En Fait
Le 25 octobre 1965, la faillite a été prononcée à l'encontre de la société IBZ Finanz AG. La banque Wirtschaftsbank Zürich, l'une des créanciers, a intenté une action en révocation contre Lüssi, un autre créancier, pour obtenir le remboursement de Fr. 145'000.--, somme que la IBZ avait payée à Lüssi en avril et mai 1965. La Wirtschaftsbank Zürich a fondé sa demande sur l'article 288 LP, qui permet aux créanciers de contester les actes du débiteur qui portent préjudice à leurs intérêts.
La Cour de justice du canton de Zurich a rejeté la demande, considérant que la situation financière de la IBZ n'avait pas empiré entre le moment où elle avait contracté l'emprunt et celui où elle l'avait remboursé. La Wirtschaftsbank Zürich a interjeté appel devant le Tribunal fédéral.
En Droit
1. La valeur litigieuse
La valeur litigieuse est déterminée par la somme réclamée, qui est de Fr. 145'000.--. Cette somme dépasse le montant de la valeur litigieuse requise pour l'appel devant le Tribunal fédéral.
2. L'action en révocation
L'action en révocation est soumise à la condition objective que l'acte attaqué du débiteur porte préjudice aux créanciers ou à certains d'entre eux. Cette condition est présumée en faveur des créanciers porteurs d'un acte de défaut de biens et de la masse en faillite, mais la contre-preuve est ouverte au défendeur à l'action en révocation.
3. La Schädigung des créanciers
La Schädigung des créancier est une condition nécessaire pour l'action en révocation. La jurisprudence et la doctrine considèrent que la Schädigung est présumée en faveur des créanciers porteurs d'un acte de défaut de biens et de la masse en faillite. Cependant, le défendeur à l'action en révocation peut prouver que l'acte attaqué n'a pas porté préjudice aux créanciers.
4. La remboursement d'un prêt
Le remboursement d'un prêt opéré au moyen des dernières ressources d'un…