En Fait
Les recourants, [X.] et [Y.] , ont été condamnés pour infraction à la loi fédérale sur les étrangers en favorisant l'entrée illégale de sept membres de la famille syriens. Les membres de la famille sont entrés en Suisse le 21 novembre 2015 au bureau de douane d'Au sans posséder les visas requis. Les recourants avaient précédemment demandé des visas humanitaires et exercé des recours contre les décisions de rejet, mais sans succès.
Le tribunal cantonal de St-Gall a condamné les recourants à une peine pécuniaire conditionnellement exécutoire de 40 jours-amendes à Fr. 80.-- ou Fr. 10.-- avec une période d'épreuve de deux ans. Les recourants ont demandé l'annulation de la décision et leur acquittement de l'accusation de favorisation de l'entrée illégale.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné les motifs de justification et d'exclusion de la culpabilité des recourants. Il a constaté que les recourants avaient rempli les éléments objectif et subjectif de l'art. 116 al. 1 let. a LÉtr. Les recourants ont fait valoir qu'ils avaient agi dans un état de nécessité justificatif ou excusable, car les membres de la famille étaient exposés à un danger immédiat pour leur santé dans un camp de réfugiés à Innsbruck.
Le Tribunal fédéral a toutefois rejeté l'état de nécessité, car les recourants n'avaient pas prouvé que les membres de la famille étaient effectivement exposés à un danger pour leur santé. Il a également constaté que les recourants n'avaient pas prouvé qu'ils n'avaient pas d'autres moyens d'aider les membres de la famille sans violer la loi sur les étrangers.
Le Tribunal fédéral a également examiné l'accusation des recourants selon laquelle ils étaient victimes d'une erreur sur l'illégalité. Il a toutefois constaté que les recourants avaient au…