En Fait
X. (né en 1980), qui affirme être originaire de Guinée-Bissau, est entré en Suisse le 27 avril 2004 et a déposé une demande d'asile le lendemain. L'Office fédéral des réfugiés n'est pas entré en matière sur sa demande le 11 mai 2004, l'a renvoyé et lui a ordonné de quitter le pays au plus tard le jour suivant l'entrée en force de son décision. Le 27 mai 2004, X. s'est adressé au service des migrations du canton de Zurich pour obtenir de l'aide d'urgence, mais a été arrêté le même jour, condamné le 28 mai 2004 par ordonnance pénale à 30 jours de prison avec sursis pour séjour illégal en Suisse, puis placé en détention en vue de son renvoi. Le juge des mesures de contrainte du tribunal de district de Zurich a confirmé cette détention jusqu'au 27 août 2004. Le Tribunal fédéral rejette le recours de X. contre cette décision.En Droit
Le Tribunal fédéral considère la détention en vue du renvoi de X. comme légale. Selon l'art. 5 al. 1 let. f CEDH et l'art. 10 al. 2 Cst., une privation de liberté visant à assurer l'exécution d'une procédure d'expulsion est autorisée si les conditions légales sont remplies. Dans le cadre du programme d'allègement 2003, le législateur a créé de nouveaux motifs de détention permettant de placer en détention en vue du renvoi les demandeurs d'asile sur la demande desquels il n'a pas été entré en matière en application des art. 32-34 LAsi.
Cette réglementation est compatible avec la CEDH et la Constitution fédérale. Celui qui entrave ou rend plus difficile de manière abusive la constatation de son identité dans la procédure d'asile montre qu'il ne s'agit pas pour lui en premier lieu…