En Fait
A. réside dans la commune de B. dans le canton de Lucerne. Par une déclaration écrite du 9 décembre 2000 adressée au conseil de l'Église catholique de la paroisse de B., elle a déclaré se retirer de cette paroisse, tout en soulignant que ce retrait ne concernait que l'Église nationale du canton de Lucerne et non l'Église catholique romaine, à laquelle elle continue de se sentir appartenir. Le président du conseil de l'Église a répondu que son appartenance à la paroisse de B. subsistait, car elle continue de se déclarer membre de l'Église catholique romaine. A. s'est ensuite adressée sans succès au Conseil synodal de l'Église nationale catholique romaine du canton de Lucerne, demandant qu'il soit constaté qu'elle n'est plus membre de la paroisse de B. Finalement, A. a déposé un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral.En Droit
Le Tribunal fédéral rejette le recours de droit public. Il explique que le lien établi dans la Constitution du canton de Lucerne entre l'appartenance à la communauté religieuse catholique romaine et l'appartenance à l'Église nationale catholique romaine et à la paroisse correspondante (le soi-disant "nexus") est en principe admissible. A. est libre de continuer à appartenir à la communauté religieuse catholique romaine ou d'en sortir. On ne lui demande pas de se prononcer contre la religion catholique romaine. Mais si elle se déclare membre de cette communauté religieuse, elle est également liée à l'organisation prévue à cet effet. Des conflits personnels ne confèrent pas non plus, en vertu de la Constitution, le droit de ne se retirer que partiellement d'une association.
Le Tribunal…