En Fait
[A.], ressortissant allemand, est arrivé en Suisse le 1er janvier 2017 au bénéfice d'une autorisation de séjour UE/AELE valable jusqu'au 2 janvier 2022. Il a travaillé du 3 janvier au 11 décembre 2017, soit pendant un peu plus de 11 mois, avant d'être licencié avec effet immédiat. Le Service de la population du canton de Vaud a révoqué son autorisation de séjour et prononcé son renvoi de Suisse, considérant que son droit de séjour avait pris fin. [A.] a recouru contre cette décision.En Droit
Le Tribunal fédéral a jugé que l'art. 61a al. 1 LEI, qui prévoit que le droit de séjour des ressortissants des États membres de l'UE ou de l'AELE titulaires d'une autorisation de séjour prend fin six mois après la cessation involontaire des rapports de travail lorsque ceux-ci ont duré moins de douze mois, est compatible avec l'art. 2 par. 1 sous-par. 2 annexe I ALCP. Cette disposition de l'Accord s'applique à toute personne ayant travaillé moins d'un an en Suisse, quel que soit le titre de séjour détenu. Dès lors, le fait que le recourant ait été titulaire d'une autorisation de…