En Fait

X. et Y. se sont mariés le 28 septembre 2000. Le 24 octobre 2006, leur fille Z. est née. Y. a déposé une action en contestation de paternité contre la mère et l'enfant. Le tribunal de district a constaté que Y. n'est pas le père de Z. X. a interjeté appel contre Y. et Z. Le tribunal cantonal a refusé d'entrer en matière sur l'appel au motif que la mère et l'enfant forment une litisconsortalité passive nécessaire, de sorte que la mère ne peut pas seule former un recours. Le Tribunal fédéral a admis le recours de X. et renvoyé l'affaire au tribunal cantonal pour qu'il statue sur l'appel de X.

En Droit

Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, la mère et l'enfant forment une litisconsortalité passive nécessaire dans une action en contestation de paternité. Cependant, cela n'empêche pas que le jugement rendu contre la mère et l'enfant puisse être attaqué par la mère ou l'enfant seul. Cette jurisprudence se justifie par le risque de collision des intérêts entre la mère et l'enfant, ainsi que par l'effet déclaratif du jugement sur le statut de l'enfant. Cette solution a été maintenue malgré l'entrée en vigueur du Code de procédure civile suisse, car c'est le droit matériel qui détermine les cas où plusieurs personnes doivent agir ensemble en justice.

Le Tribunal fédéral considère que le…