En Fait
[A.], né en 1971, a travaillé comme chef de ligne et cariste chez B. AG depuis 1988. En raison d'absences pour raisons de santé, l'employeur a mis fin à la relation de travail au 30 septembre 2012. [A.] s'est inscrit à l'assurance-chômage le 28 janvier 2013 et a demandé des indemnités de chômage. Il a indiqué vouloir travailler à 50 % d'un emploi à temps plein. La caisse de chômage Unia a versé des indemnités de chômage à partir du 28 janvier 2013 sur la base d'un salaire assuré réduit. Par décision du 18 mars 2014, la caisse de chômage a réclamé le remboursement des indemnités de chômage trop versées de janvier à avril 2013, soit un montant de 4'765.10 CHF, car elle a appris le 12 septembre 2013 que [A.] avait perçu dans la même période une indemnité journalière de maladie complète de la Mobilière Suisse Société d'Assurances SA.En Droit
Le Tribunal fédéral constate que les prestations d'une assurance collective d'indemnités journalières de maladie selon la LCA sont considérées comme un remplacement du revenu et doivent donc être déduites des indemnités de chômage en vertu de l'art. 28 al. 2 LACI afin d'éviter une surindemnisation. Le recouvrement des indemnités de chômage trop versées peut donc être effectué sur la base de l'art. 95 al. 1 LACI en lien avec l'art. 25 al. 1 LPGA, car la caisse de chômage n'avait pas connaissance des indemnités journalières de maladie accordées ultérieurement au moment du versement des indemnités.
La question de savoir si un…