En Fait
Les requérantes, deux mineurs, ont demandé, par l'intermédiaire de leur mère en tant que représentante légale, de changer leur nom de famille de "[D.] " en "[C.] ", le nom de leur mère et de leur beau-père. Le père des enfants, le défendeur, s'est opposé à la demande. Le département cantonal et le tribunal supérieur du canton de Lucerne ont rejeté la demande, car il n'y avait pas de raisons importantes pour un changement de nom.
Les enfants ont été placés sous la garde parentale de leur mère après le divorce de leurs parents et portent le nom de famille de leur père. La mère s'est remariée et a pris le nom de son nouveau mari. Les enfants vivent avec leur mère et leur beau-père et s'identifient à leur nouvelle famille.
Le tribunal supérieur a constaté que la relation entre les enfants et leur père est fortement tendue, mais que le changement de nom n'est pas approprié pour éliminer cette tension. Les enfants sont pris dans un conflit de loyauté et tentent de le résoudre en rejetant radicalement leur père.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné si le tribunal supérieur a méconnu des raisons importantes pour un changement de nom. Il a constaté que le changement de nom n'est pas approprié pour éliminer la tension dans la relation entre les enfants et leur père, car les causes de cette tension sont plus profondes et sont ancrées dans le conflit de loyauté qui dure depuis longtemps.
La cour a jugé que les enfants ne sont pas affectés dans leur développement psychique et scolaire par le nom, mais par le conflit de loyauté non résolu. L'hypothèse selon laquelle le changement de nom pourrait apporter une solution est une illusion. La cour n'a pas non plus trouvé d'indices suffisants pour penser qu'il est peu probable que le conflit de loyauté soit résolu et qu'une relation plus ou moins ordonnée avec le père ne puisse être établie.
Le Tribunal fédéral a également…