En Fait
Le recourant, un ressortissant serbe, vit en Suisse depuis 1992 et dispose d'une autorisation d'établissement. Ses enfants, [D.] et [C.] , ont vécu en Suisse de 1992 à 1992, puis sont retournés dans leur pays d'origine, où ils vivaient chez leurs grands-parents et fréquentaient l'école. En mars 2003, le recourant a déposé une demande de rapprochement familial pour son fils [D.] , et en mai 2003 également pour sa fille [C.] . Les demandes ont été rejetées par l'Office des étrangers du canton de St-Gall, car ce n'est pas la cohabitation de la famille au complet qui est en cause, mais la contournement des dispositions relatives aux contingents. Le Tribunal administratif du canton de St-Gall a rejeté le recours contre la décision de réexamen du département.
Le recourant demande au Tribunal fédéral d'annuler le jugement du Tribunal administratif et d'admettre la demande de rapprochement familial pour son fils et sa fille. Le Département de la justice et de la police et le Tribunal administratif du canton de St-Gall demandent le rejet du recours.
En Droit
Le Tribunal fédéral considère que les enfants non mariés d'étrangers établis en Suisse ont droit à être inclus dans l'autorisation d'établissement de leurs parents, s'ils vivent avec eux et n'ont pas encore 18 ans (art. 17 al. 2 phrase 3 LSEE). Le libellé de la loi met en évidence que la sécurité juridique de la cohabitation de la famille au complet est visée.
Le Tribunal fédéral examine si les conditions pour l'octroi du rapprochement familial sont remplies pour le fils comme pour la fille du recourant et si aucun abus de droit n'est constaté. Il constate que les parents ont fourni des motifs plausibles pour le choix du moment du rapprochement et qu'il n'est pas nécessaire de motifs valables pour le rapprochement ultérieur en cas de parents cohabitant.
Le Tribunal fédéral conclut…