En Fait
Le recourant 1, un ressortissant jordanien, est arrivé en Suisse en 2008 pour étudier à l'Université de Berne. Il a obtenu une autorisation de séjour, qui a été prolongée pour la dernière fois jusqu'au 31 janvier 2015. Après avoir terminé ses études, il a obtenu une autorisation d'exercer une activité lucrative et, depuis le 1er décembre 2018, il dispose d'une autorisation d'établissement.
Le recourant 1 est marié à une compatriote depuis 2000 et a trois enfants communs qui vivent en Jordanie. Le 19 avril 2017, l'épouse et les enfants ont demandé des visas pour un séjour de longue durée en Suisse, mais leur demande a été rejetée car elle avait été déposée tardivement.
La famille [A.A.] -[A.B.] demande au Tribunal fédéral d'annuler le jugement du Tribunal administratif du canton de Berne et d'autoriser le regroupement de l'épouse et des enfants en Suisse.
En Droit
Le Tribunal fédéral applique d'office le droit et examine les violations de droit alléguées. Les recourants ne contestent pas avoir déposé leur demande de regroupement tardivement. Le délai pour le regroupement a commencé avec l'octroi de l'autorisation de séjour le 1er mars 2008 et s'est terminé le 28 février 2013.
Le Tribunal fédéral considère que les recourants n'ont pas été informés en temps utile de la réglementation sur le regroupement, mais qu'il leur incombait de s'informer en temps utile des conditions de regroupement. Le recourant 1 n'a pas demandé en temps utile le regroupement familial pendant son séjour en Suisse et ne peut donc pas se prévaloir aujourd'hui d'un droit au regroupement en vertu de l'autorisation d'établissement.
Le Tribunal fédéral examine si les recourants peuvent se prévaloir d'un cas de rigueur. Un regroupement familial ultérieur est autorisé si des raisons familiales importantes l'exigent. Les recourants ne peuvent cependant pas se…