En Fait
Le recourant X. a été condamné par le Tribunal correctionnel de l'arrondissement de Lausanne à une peine privative de liberté de dix-huit mois, sous déduction de 357 jours de détention avant jugement. Le tribunal lui a alloué une indemnité de 250 francs en compensation de ses conditions de détention du 10 au 20 août 2012.
X. a formé un recours en matière pénale au Tribunal fédéral contre le jugement de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal du canton de Vaud, qui a réformé le jugement de première instance en supprimant toute indemnité pour détention illicite.
En Droit
Le Tribunal fédéral a admis le recours et réformé le jugement attaqué. Il a considéré que les conditions de détention de X., soit une cellule sans fenêtre et éclairée en permanence avec une possibilité de promenade restreinte, constituaient un traitement dégradant en violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH).
Selon le Tribunal fédéral, la simple constatation de l'illicéité des conditions de détention n'était pas suffisante en l'espèce, compte tenu de l'importance fondamentale de la garantie assurée par l'article 3 CEDH. Il a donc alloué au recourant une indemnité de 550 francs pour le tort moral subi, soit 50 francs par jour de détention illicite du 8 au 20…