En Fait
Le cas concerne [A.] , qui a été condamné par le tribunal des mineurs de Bâle-Ville pour plusieurs vols, agressions et tentative de lésions corporelles simples, et placé dans un établissement ouvert conformément à l'art. 15 al. 1 de la loi sur la justice pénale des mineurs (LJPMin). Après l'interruption du placement ouvert, [A.] a d'abord été transféré dans le service des mineurs de la prison d'instruction de Bâle-Ville, puis dans le centre de mesures d'Uitikon (MZU). Il y a été détenu de manière fermée jusqu'à ce qu'il s'en évade le 2 juillet 2023. Par la suite, le placement a été provisoirement suspendu et [A.] a été libéré à son domicile le 24 août 2023.
Le 8 janvier 2024, le ministère public des mineurs a ordonné à nouveau le transfert de [A.] au MZU. [A.] a formé un recours contre cette décision auprès du tribunal des mineurs. Il a également demandé sa libération immédiate de la "détention/arrestation/détention provisoire au MZU", ce que le ministère public des mineurs a refusé. [A.] a formé un recours supplémentaire contre ce refus.
Par décision du 14 mars 2024, le tribunal des mineurs a rejeté les recours de [A.] . [A.] s'est alors adressé au Tribunal fédéral par la voie du recours en matière pénale.
En Droit
Le Tribunal fédéral a d'abord examiné si le recours en matière pénale était recevable. Il est arrivé à la conclusion que le tribunal des mineurs de Bâle-Ville a statué en première et dernière instance cantonale, et qu'il s'agit donc d'une décision finale au sens de l'art. 80 al. 2 LTF, qui peut exceptionnellement faire l'objet d'un recours direct au Tribunal fédéral.
Cependant, le Tribunal fédéral a constaté que selon la législation cantonale, le tribunal des mineurs est…