En Fait
Le 30 septembre 1999, la République fédérale du Nigeria a annoncé son intention de demander l'entraide judiciaire à la Suisse pour enquêter sur des faits de détournement de fonds publics impliquant les proches de feu Sani Abacha. Le 28 octobre 1999, le Procureur général du canton de Genève a ouvert une information pénale pour organisation criminelle et blanchiment d'argent. La République fédérale du Nigeria a déposé une plainte pénale et a été admise comme partie civile dans la procédure pénale. Le Juge d'instruction a accordé à la République fédérale l'accès au dossier de la procédure pénale, ce que les recourants, Abacha et Bagudu, ont contesté, arguant que cela violait les règles de l'entraide judiciaire.
Les recourants ont formé un recours de droit public contre la décision du Juge d'instruction, qui a été rejeté par la Chambre d'accusation. Les recourants ont alors saisi le Tribunal fédéral, qui a converti le recours de droit public en recours de droit administratif et a annulé les décisions attaquées.
En Droit
Le Tribunal fédéral a considéré que la procédure d'entraide et la procédure pénale étaient étroitement liées et que la décision du Juge d'instruction avait influé sur le déroulement de la procédure d'entraide. Le Tribunal fédéral a également estimé que la décision du Juge d'instruction avait causé un préjudice immédiat et irréparable aux recourants, car la République fédérale du Nigeria avait obtenu des documents et informations qu'elle n'aurait pas pu obtenir par la voie de l'entraide judiciaire.
Le Tribunal fédéral a rappelé que l'entraide judiciaire ne peut être accordée qu'après l'entrée en force de l'ordonnance de clôture et que les autorités suisses ne peuvent transmettre des documents ou informations à l'Etat requérant avant cette étape. Le Tribunal fédéral a également souligné que la…